Malgré les batteries de mesures de sécurité mises en place par les Etats-Unis après les tragédies du 11 septembre, les attentats qui ont été perpétrés ce jour-là ont fait des émules. Un Texan, en conflit avec le fisc américain, s’est vengé à sa manière contre l’administration du Trésor. En effet, il a jeté son petit avion, un Piper Dakota, contre un bâtiment abritant l’administration des impôts du Texas. Un acte de désespoir dans une Amérique touchée au plus profond de son cœur par la crise financière. Une première, peut-être, après les douloureux événements du 11 septembre, mais qui interpelle à plus d’un titre sur les impacts de la crise financière. Désormais, on devrait s’étendre à d’autres faits similaires, n’importe où dans le monde, car cela fera immanquablement école. Car qui pourrait garantir qu’un énergumène quelconque, sachant tenir un manche à balai, ne s’aventurerait pas à jouer les kamikazes à la moindre déprime ?
Avec la mondialisation, les informations vont à une vitesse telle que l’on est vite dépassé par les événements. Les coups d’éclat qui font du tabac dans les medias sont vite disséqués, copiés, amplifiés, sans que l’on puisse réellement s’y interposer. Ainsi, en Afrique, comme si une loi des séries existait, les coups d’Etat se suivent à un rythme abasourdissant. La communauté internationale, malgré ses efforts pour décourager les putschistes en herbes, fait chou blanc bien que des sanctions et autres embargos soient appliqués aux régimes, et par voie de conséquence aux pays qui sortent d’un putsch.
En tout cas, les têtes dirigeantes du globe ne sont pas à l’abri des soubresauts dus aux perturbations climatiques, voilà que Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la convention cadre des Nations Unies pour le Changement Climatique (CCNUCC), s’est vu contraint de démissionner, un peu comme un aveu d’échec à l’issue de la Conférence de Copenhague en décembre 2009. Malgré ce sentiment d’échec, rien n’est décisif ni définitif. La négociation climatique est actuellement dans un trou d’air, une turbulence en somme. L’abandon éventuel, évoqué par les pays du Nord, du Protocole de Kyoto, a entraîné à fortiori ce départ « anticipé ».
R.M.A.
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