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Madagascar, dans sa dérive au milieu de l’océan, continue à s’empêtrer dans les méandres de l’incertitude.
Malgré l’imminence de l’arrivée de la délégation du GIC pour aider à se renflouer, le choix de la direction à prendre est encore des plus chaotiques, d’autant que les tentatives de redorer le blason du pays semblent rester vaines vu que les délégations en mission auprès d’organismes internationaux y ont subi de vives remontrances quant à l’effectivité des respects des droits de l’homme. Finalement, on y a appris que les exactions qui ternissent l’image de Madagascar à l’extérieur sont les faits unilatéraux de la Gendarmerie qui, somme toute, est devenue indépendante et autonome. Le plus triste dans les tergiversations des politicards, c’est la décrépitude continuelle où est tombée la population. Aux dernières nouvelles, un projet qui a apporté son lot d’aides aux plus démunis et financé par la Banque mondiale vient d’être interrompu. En effet, le projet, communément connu sous l’appellation « Seecaline », qui en est à sa deuxième édition, vient d’être suspendu vu que les conditions requises pour sa poursuite ne sont plus remplies. La où les autres sont cartésiens, jusqu’a appliquer des préceptes binaires, il est évident que la philosophie du « moramora » (doucement) ne pourrait faire la différence. Tout ça au détriment de familles en situation très précaire, qui tournent autour du million et auxquelles le Seecaline-II a apporté son aide directe dans la réduction de la malnutrition. Dans le contexte actuel, les efforts pour infléchir les décisions de la communauté internationale restent vains, toutes tentatives de dissuasions semblent buter contre un mur, un mur d’incompréhension pour certains, un mur de surdité pour d’autres. Au final, dans ces dialogues de sourds, c’est la population qui en bave jusqu'à la lie, à l’image de la suspension par la Banque mondiale du financement d’un projet hautement nécessaire à la survie d’une proportion non négligeable des gens dans le besoin. On est actuellement dans l’expectative quant à l’issue de la future rencontre avec le GIC, surtout après moult travaux de couloir effectués de part et d’autre auprès des intéressés. Il n’est pas sorcier de deviner que les nerfs de ces négociations sont sûrement axés sur des surenchères de promesses en espèces sonnantes et trébuchantes, loin de l’entendement du simple citoyen lambda. Au-delà de ces préoccupations, les distributeurs de carburants se montrent plus pragmatiques, ils se sont finalement alignés sur les tarifs, en hausse, pour rentrer dans leurs frais et faire des bénéfices par la même occasion, loin de toute autre considération. |
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