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| Point de Mire - Afrique : péril en la demeure |
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| Écrit par R.M.A. |
| Lundi, 22 Février 2010 00:00 |
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Il est loin le temps où, en Grèce, un coup d’état fut perpétré par des militaires et qu’on avait appelé « coup d’état des colonels ». Ce fut en 1967, et le régime qui en découla ne n’abandonna le pouvoir qu’en 1974. En Afrique, plus précisément au Niger, une fois encore un coup d’état a été perpétré, un de plus confirmant la prédilection des africains en ce genre de mode opératoire pour changer de régime. Au Niger comme en Grèce en 1967, les colonels ont pris la tangente toujours des souhaits de démocratie vite déteints avec la suite des évènements. En fait, les coups d’états de colonels n’est pas une primeur, en 1964 en Bolivie le colonel Barrientos a débuté une succession de régimes militaires et de coups d'Etat. Un peu plus loin, en 1943 en Argentine, le coup d'Etat des colonels à permis à l’armée de prendre le pouvoir. L'Afrique tout autant que l’Amérique latine sont en fait un terrain favorable à des changements de régime en force. Même en Lybie, le coup d'Etat des Officiers contre le régime de Mohammed Idriss el-Sanoussi, roi de Libye fut dirigé par Le colonel Mouammar Kadhafi. Pourtant, comme un paradoxe, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a dépêché samedi à Niamey un émissaire pour « s'assurer de la sécurité » du président déchu Mamadou Tandja. Un ex -putschiste qui s’inquiète d’un autre « renversé », le comble ! L’émissaire, Mohamed Madani, s'est entretenu avec le chef de la junte militaire, le chef d'escadron Salou Djibo et a déclaré que « Le frère guide m'a dépêché pour savoir quel était le programme du Conseil suprême (junte) et aussi pour s'assurer de la sécurité du président Mamadou Tandja et de sa famille ». Mamadou Tandja, 71 ans, dont le dernier quinquennat s'achevait en décembre, avait commis l’impair de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, et a fait adopté une nouvelle Constitution prolongeant son mandat. Pourtant, la junte au pouvoir, à la question de savoir si Mamadou Tandja serait jugé, a répondu: « Non, nous n'allons pas arriver à cette extrémité. On ne peut pas dire que tout ce que Tandja a fait est négatif ». La c’est surement une première ! Les sanctions ne se sont pas fait attendre, la CDEAO a suspendu le pays et l'Union européenne interrompu son aide au développement. R.M.A.
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