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Comme pour exorciser le spectre de la censure dans la presse,
l’organisation d’un concours du meilleur reportage vient, tel un épouvantail, agrémenter le paysage médiatique malgache. L’Ambassade des Etats-Unis d'Amérique, dans sa continuité, porte un coup d’esbroufe dans la spirale d’incertitude où se trouve le journalisme actuellement à Madagascar. Les journalistes auront sûrement fort à faire, surtout avec le mutisme dont s’est paré l’ordre des journalistes ces derniers temps, au risque de devenir obsolète et de tomber dans l’oubli aux yeux des professionnels. Un tremplin pour rebondir, si l’envie y est à l’issue de ce concours, ne serait pas du superflu. Il faut dire que la dernière édition remonte à 2003. Au chapitre des libertés toujours, l’Union africaine vient d’agiter l’épouvantail des sanctions probables à l’encontre des tenants du pouvoir actuels, le cas échéant : interdiction de voyager, gel de fonds et d’autres avoirs financiers et économiques. Des sanctions qui menacent des personnes figurant sur une liste demandée par l’Union africaine. En fait, selon les rumeurs, 77 personnes feraient actuellement partie de la liste de ces individus que pourraient sanctionner l’Union africaine. Il restera toujours des sceptiques pour croire que les sanctions ne sont que du vent, bon pour épouvanter les crédules. Mais qu’à cela ne tienne, des membres de la société civile croient encore à un dénouement heureux de la crise actuelle et se sont réunis hier en vue de trouver des solutions de sortie de crise à mettre en œuvre avant l’expiration du délai accordé par le GIC. Mais au fond, aggravé par les effets de l’inflation, la population souffre continuellement du marasme actuel ; rien que pour les médicaments, la hausse du prix des médicaments importés dans les pharmacies pousse les gens à se rabattre sur les vendeurs illicites. Cette hausse, les pharmaciens la ressentent également de plein fouet et ils se plaignent du fait que de plus en plus de clients se procurent des médicaments dans les circuits illicites. En tout cas, il y a intérêt à y remédier de toute urgence au vu de la confirmation par l’Institut Pasteur de Madagascar de l’existence du chikungunya à Mananjary. Car de là à la pandémie, il n’y a qu’un pas à franchir : l’inaccessibilité aux soins.
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