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Antananarivo Madagascar |
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| Alternative : De contre culture au commercial |
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| Écrit par Tivoniana |
| Lundi, 22 Février 2010 00:00 |
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Faire d’une contre-culture un produit commercial. A première vue, c’est une approche qui semble être utopique. Pourtant d’autres sociétés l’ont déjà fait. Woodstock en est témoin. Il constitue une exception devenue une règle pour l’art et l’identité contestataires du monde contemporain. Dans la perspective d’une organisation d’un tel mouvement à Madagascar, puisque l’idée court déjà, du moins sur Facebook, on se demande quel mouvement culturel pour les Malgaches ? Ce festival s’inscrit dans le phénomène d’innovation tant pour la société que pour le paysage culturel américain. En fait, l’innovation provient d’une minorité. Dans ce sens, elle doit avoir une profonde conviction sur ce qu’elle apporte pour que les autres puissent y adhérer en vue d’un changement inconscient et durable. Ce qui entrainerait une conversion dans les différents niveaux de la société. Le plus important est sans doute l’évolution identitaire d’une part de la majorité. Le secret de la réussite du festival est la convergence de divers courants contestataires, qu’il devient une identité fédératrice pour des jeunes en quête de repère. Justement, diverses causes contestataires prennent racines actuellement dans la société malgache. On peut faire l’impasse sur la pratique politique, trop brulante pour en parler. Cependant, on y trouve d’autres causes toute autant préoccupantes pour des jeunes conscients mais se croyant impuissants. La mainmise d’une minorité sur l’économie nationale, le pillage des ressources naturelles, l’offensive alarmante des cultures étrangères, la logique d’affrontement verbal qui débauche sur le rapport de force à différents niveaux et l’inertie nationale face à ces phénomènes … sont autant de causes qui inquiètent les jeunes malgaches. Seulement, il leur manque ce courant identitaire commun qui constituerait un repère alternatif mais fédérateur pour toutes les causes. Woodstock, la musique, rock en particulier, constitue ce levain. Mais pour les Malgaches, quelle musique voire quelles musiques pourraient jouer un tel rôle ? En effet des artistes éclectiques ont bien misé sur cette approche identitaire dont M’aa & Xhi, Vahömbey et Olombelo Ricky entre autres. La réussite de « Manala azy », par exemple, illustre la possibilité d’un tel investissement. Mais une fédération de style pourrait être également la clé du succès. Mais pour qu’une innovation dans ce sens soit effective, il faut qu’il y ait une diffusion consistante. La remise en cause et l’obsolescence s’avèrent donc indispensables. C’est seulement après que les nouveaux repères se construisent par l’intermédiaire de la diffusion informationnelle. Cela suppose la collaboration et l’engagement d’un organe audiovisuel qui servirait de relais. Ces perspectives consacreraient la contre-culture ou la culture commerciale alternative. Tivoniana
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