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Écrit par R. Arivelo   
Mercredi, 30 Juin 2010 00:00
Les orphelins de la Nation
La Grande Ile a bénéficié d’un tas de ressources souvent abusées ou utilisées de façon inappropriée,  tandis que certaines demeurent inexploitées en raison d’une incompréhension et de lacune intellectuelles. Triste constat que celui d’un pays aussi vaste et aussi riche culturellement et qui ne retient qu’une infime partie de sa chronique concernant les grandes personnalités de la Nation et les grands œuvres et ouvrages artistiques. Certes, des rumeurs sur la construction d’un panthéon ont été entendues récemment de la part du ministère de la Culture et du Patrimoine. Cependant, à entendre le montant de la somme exorbitante de quelques milliards ariary à consacrer au rapatriement de quelques dépouilles de la famille royale notamment de l’Imerina, à la gloire de ce mémorandum, on comprend mieux la difficulté du projet à se concrétiser.

De simples gestes pour une moindre étape vers une grande évolution

Vue la disposition économique actuelle du pays, des intentions modestes bien que nécessaires suffiront largement à combler les lacunes dans un premier temps, au lieu de s’investir dans une fierté secondaire qui coûterait au pays ainsi qu’à son peuple la peau des… doigts ! Si on ne cite que les différents musées d’archéologie et d’ethnologie comme celui d’Ilafy ou de paléontologie de Tsimbazaza, qui n’ont connu de réelle évolution depuis leur existence. Aucun jeune n’a comme initiative propre de visiter ces endroits car rien de ce qui se trouve à l’intérieur ne représente un intérêt quelconque par rapport à leur vie ; car ils se croient n’avoir aucune implication envers ces objets inanimés. Ils ne parviennent à établir le moindre lien entre leur réalité et ces réalités anciennes. Alors qu’actuellement, il est aisé de mettre à leur disposition, selon les possibilités et le respect de l’esprit des lieux, des technologies interactives les introduisant dans leur univers originel…
La faisabilité de l’insertion de l’avancée technologique en ces lieux doit encore faire l’objet d’une étude adéquate et approfondie. En attendant, l’Etat peut se contenter de passer en revue ses établissements dont quelques-uns semblent inoccupés et d’autres délaissés ; et les confier à des associations ou organisations privées œuvrant dans le milieu culturel ou artistique. Ces dernières prendront le soin de trouver aides et appuis qui leur permettront de réhabiliter ou de réaménager l’endroit afin d’en faire un musée artistique, un centre d’art ou, pourquoi pas, un conservatoire ! Non seulement les sites permettraient d’entretenir  des œuvres artistiques ou d’archiver des ouvrages artistiques anciens, mais ils permettraient d’autant plus aux générations futures d’y avoir accès et aux jeunes acteurs culturels d’avoir un centre de référence ainsi qu’une ouverture professionnelle. Eh oui ! La sensibilisation des Malgaches à l’importance de leur patrimoine est une lutte parmi tant d’autres afin que plus jamais Hôtel de Ville, Palais de la reine et médias nationaux ne soient les cibles d’une saute d’humeur collective…
R. Arivelo
 

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