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Écrit par Tivoniana
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Mardi, 02 Février 2010 00:30 |
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Des retours gagnants
Comment revenir dans le tour d’ivoire du showbiz malgache ? Les comebacks plus ou moins fracassants de divers artistes, depuis les années 80 jusqu’à aujourd’hui, permettent de constater l’évolution dans le temps. Effectivement, les retours à la scène ont évolué avec le contexte audiovisuel et artistique de la société malgache. Le plus important retour fut sans doute celle de « Bessa sy Lôla » vers la fin des années 80. La diffusion sur la chaîne nationale, la seule à cette époque, du spectacle « Harmonia » consacré aux deux ou trois décennies de scène de l’auteur-compositeur-interprète d’exception a permis de le relancer dans la course. Cependant, ce succès assez exceptionnel ne fut pas spontané. La maternité a certainement occupé le couple mais lui a permis de composer de nouvelles chansons. C’est ainsi que ces nouvelles compositions, dont Harmonia, Misy antony, Tojo anao s’invitent dans les tubes de cette période. Il faut aussi savoir que le spectacle de jubilé en soi était réglé comme du papier à musique pour lui conférer une certaine solennité tout en restant une émission de divertissement. Cette approche a permis à Bessa de s’octroyer un nouveau souffle ou plutôt une seconde jeunesse après les années 60 et 70. Il faut aussi savoir que ses diverses compositions interprétées par Solo, Rija Ramanantoaniona, Lalatiana, Bodo et bien d’autres encore, consacrent ses talents. Bref, Bessa a dû puiser dans ses réserves pour relancer une carrière en veille. L’autre principal comeback est celui du groupe Railovy. L’approche était certainement différente à cause du contexte historique du groupe. Le principal compositeur, en l’occurrence Jérôme Randria, étant décédé, le groupe n’a fait que reprendre les anciennes compositions avec lesquelles le groupe a triomphé au cours de ses périodes de gloire. Une société habituellement nostalgique n’en demande pas mieux. Il faut savoir également que tout le monde n’a pas pu acquérir les vinyles à cette belle époque des Railovy que l’engouement fut tel. Malheureusement, les souvenirs ne durent qu’un temps et ils retombent dans l’oubli à peine quatre ou cinq ans après ce retour gagnant.
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