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Vous êtes ici - Accueil Culture Comebakcs – Part II : Rock expatrié
Comebakcs – Part II : Rock expatrié Imprimer Envoyer
Écrit par Tivo Niaina   
Mardi, 09 Février 2010 00:00
Les expatriés ont beaucoup apporté au rock malgache au cours de cette dernière décennie.
Avec l’essoufflement de Kiaka, de Doc Holiday, de Green et Mage 4, associé à la domination sans conteste d’Ambondrona, ceux de France stimulent le paysage rock’n’rollien national. Effectivement, le retour de Tselatra et de Red Metal, et peut-être aussi celui de Kazar sur les scènes de la capitale rassembleront des rockers subdivisés par les diverses tendances.
La réussite est sûrement celle de Tselatra. Erick, en vieux routard du style, ne cesse d’apporter de la nouveauté tout en… restant le même. Il a disparu du circuit après un déboire avec la justice dans les années 90 mais cela lui a permis de revenir encore plus fort dans les années 2000. Ses anciennes compositions comme « Mbola ho avy » deviennent des tubes nationaux. Mieux encore, après quelques temps d’hésitation, il sort ses nouvelles compositions, plus assagi, plus philosophe et sûrement plus pieux. Cette nouvelle orientation, plus surprenante que jamais, n’a pas déplu aux puristes du hard rock. Il a même élargi son public avec « Rainay ô » ou encore « Misy andro ». En somme, les années et le feeling ont permis à Erick de rassembler des gens au-delà des mordus du rock. Le retour ne peut qu’être réussi.
Le deuxième groupe qui a effectué un retour des plus fracassants est bien sûr le groupe Red Metal. Connu pour un style plus dur dont le heavy et le thrash, la bande à Vony est revenue avec un genre plus adouci qui flirt avec le pop. Ce changement satisfait la
nouvelle jeunesse en quête de
douceur mais déçoit particulièrement certains puristes. Cependant, le groupe se rattrape dans les textes en adoptant un langage plus engagé et surtout direct comme
« Ikoto » ou encore « Tolona ». Peut-être que l’influence due à l’ouverture dans son pays d’adoption avait adouci sa tendance tout en conservant le côté rebelle. Démarche appréciable mais qui n’a pas fait long feu. En revanche, le retour de Milon avec Kazar fut presque anecdotique. Il faut savoir aussi que leur musique dont le thrash n’a pas changé du tout et se destine exclusivement aux puristes. « No concession », comme disent les Anglo-Saxons. 
Tivo Niaina
 

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