|
|
|
|
|
Médias de Madagascar S.A 1er étage Immeuble SDT-SOREVA Ankorondrano |
|
Antananarivo Madagascar |
|||||||||||||
|
|||||||||||||
| Weather from yr.no | |||||||||||||
| Agriculture : 35% de la richesse du pays |
|
|
| Écrit par Solo Rabefiringa |
| Mardi, 09 Février 2010 00:00 |
|
La Grande île compte 75% de population rurale et agricole, selon le dernier recensement de 2005.
C’est une population jeune constituée à 57% de moins de 20 ans et croissante. Elle pourrait atteindre 27 millions d’habitants en 2020. La densité de population est encore faible, mais avec une répartition inégale sur le territoire. Certaines zones sont pratiquement vides et d’autres, au contraire, connaissent des phénomènes de saturation foncière.
Le niveau de pauvreté, se manifestant à la fois dans les systèmes de production, les rations alimentaires, les niveaux de revenus aussi bien que dans l’habitat et le cadre de vie, en général, est encore élevé. Plus de 300.000 nouveaux arrivants essentiellement ruraux sans qualification, par ailleurs, viennent chaque année sur le marché du travail, alors que les opportunités d’emplois sont très insuffisants en dehors de l’agriculture. La place de l’agriculture dans l’économie nationale est prépondérante. La population active est très majoritairement agricole (82%). Et il y a très peu d’emplois salariés. La structure du PIB est restée quasi-inchangée depuis plusieurs années. Le secteur primaire représente en moyenne 35% de la richesse du pays, le secteur secondaire 14% et le secteur tertiaire 51%. Le PIB agricole est estimé à 27% du PIB total. Et la filière riz qui constitue la première activité économique de Madagascar, en termes de volume, y occupe le premier rang. Environ 2.000.000 de ménages, soit 87% du total, pratiquent la riziculture irriguée sur quelque 1.200.000ha, soit 60% de l’ensemble. Une quinzaine de grands bassins de production rizicole constituent de véritables greniers et doivent pouvoir amener la Grande île à tenir une place au niveau régional, voire même au niveau mondial. L’élevage contribue pour 15% au PIB national et au revenu de 60% des ménages malgaches. Il constitue également un premier capital mobilisable pour les ménages ruraux ou périurbains. Une place croissante de l’élevage est à noter, notamment l’élevage laitier et l’aviculture urbaine. L’apiculture et la sériciculture prennent de l’importance dans certaines régions. Capital mobilisable
La pêche et l’aquaculture jouent un rôle social et économique important pour le pays. Le sous-secteur contribue à concurrence de 24%, en valeur dans l’exportation globale, 7% dans la création du PIB et procure environ 500.000 emplois. C’est aussi un sous-secteur pourvoyeur de devises par l’exportation des produits halieutiques et source de recettes publiques par les redevances issues des ventes de licences de pêche. Il y a lieu de souligner particulièrement les résultats positifs de l’aquaculture industrielle crevettière qui connaît un grand essor. La qualité des produits est préservée et maintenue grâce aux diverses dispositions mises en place dont un observatoire et à une gestion responsable des promoteurs. Les industries agro-alimentaires ont représenté 38% du secteur secondaire en 2005. Elles sont surtout, soit une industrie de première transformation des produits agricoles, soit des industries alimentaires, localisées autour de la capitale et quelques grands centres urbains. La production artisanale coexiste. Au regard de l’ensemble de la production du secteur, le sous-secteur de la transformation est généralement resté peu développé étant donné que les domaines d’exportation sont soumis au respect des normes et standards phytosanitaires. Le problématique du secteur agricole réside dans son incapacité à mettre sur le marché des produits en quantité et de qualité, pour assurer la sécurité alimentaire de la population, approvisionner les industries en aval et pour exporter. Plusieurs facteurs de blocages expliquent cette situation. Recueillis par Solo Rabefiringa
|
|
|
Dossiers et reportages