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Marché de travail dans la capitale Imprimer Envoyer
Écrit par S.Razafitsoa   
Lundi, 26 Juillet 2010 00:00
Emplois inadéquats en hausse
Les chiffres de l’Instat ou Institut national de la statistique révèlent une tendance à la hausse des emplois inadéquats dans la capitale depuis quelques années. Plus de la moitié des travailleurs dans le centre urbain font actuellement d’emplois inadéquats contre 47 pour cent en 2006. En 2004, ce pourcentage est d’environ 44 pour cent. Cette tendance à la hausse d’emplois inadéquats témoigne la saturation du marché du travail due à l’accélération de la demande d’emplois dans le centre urbain. L’offre, de l’autre côté, croit moins vite et la concurrence est de plus en plus forte sur le marché du travail d’autant plus que l’offre de travail excède la demande des entreprises. Cette tendance est valable que ce soit dans le secteur public, dans le secteur privé formel ou dans le secteur informel. Dans le secteur public, les emplois inadéquats haussent de 10  à 11 pour cent de 2006 à 2010. Face à la concurrence sur le marché du travail, une grande part des nouveaux diplômés de l’étude supérieure visent des emplois qui ne correspondent pas toujours à leurs compétences. Ils font cela  afin d’avoir le maximun d’expériences et surtout pour  venir en aide à leurs familles, face à la stagnation de la pauvreté dans le milieu urbain. Dans le secteur privé formel, le taux d’emplois inadéquats passe de 38 pour cent à près de 41 pour cent sur la même période. Dans cette période de crise, les emplois dans le secteur informel se multiplient, les statisticiens parlent de 116 000 emplois supplémentaires induits sur la même période sous revue. Mais plus de 60 pour cent des emplois dans ce secteur sont inadéquats aujourd’hui. Le fait est que suite à la cessation et à la baisse d’activités de plusieurs industries, les « demandeurs » de travail n’ont plus le choix, ils font ce qui leur « tombe entre  les mains » car la famille doit survivre.

Développement du secteur informel

Le poids du secteur informel sur tous les empois est de  plus de 65 pour cent actuellement dans le centre urbain. Les techniciens affirment que ce poids n’a jamais été atteint auparavant. Cela témoigne l’importance de l’impact de la crise actuelle car même durant la crise de l’année 2002, ce poids du secteur informel est de 59,8 pour cent malgré les fermetures généralisées d’entreprises. Par contre, le poids des emplois du secteur privé formel dans le total a baissé en 2010 par rapport à l’année 2002. C’est logique car ce sont les entreprises franches qui sont les plus touchées  par la crise actuelle suite à l’éviction de la Grande île dans le cadre de l’AGOA.
S.Razafitsoa
 

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