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Employés malgaches au Liban |
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Écrit par Solo Rabefiringa
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Mercredi, 28 Juillet 2010 21:48 |
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Seuls 300 sur 3.000 recensés travaillent normalement
L’étau se resserre sur le réseau du flux d’envois de chercheuses d’emplois au Liban. Selon les informations recueillies, sur 3.000 jeunes femmes malgaches dûment envoyées au pays des cèdres, seule une infime partie trouve emploi comme gens de maison. Le reste s’égaille dans la nature. A propos de cette filière du travail hautement rémunéré au Liban, il est de plus en plus de notoriété publique qu’il existe une filière souterraine de traitement de blanches à destination des pays de la région. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les recoupements entrepris par les autorités étatiques font état, en dépit de rapatriement massif, il a quelques mois, puis de plus en plus sporadique ces derniers temps, révèlent l’existence d’un réseau bien rôdé d’émigration clandestine. Face à ce problème dépassant le simple cas social d’individu qui s’est fourvoyé dans un contrat fictif, le Gouvernement a diligenté une mission au Liban par le biais du Ministère de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales. L’objet de la mission a trait aux conditions touchant la vie et le travail des employées malgaches envoyées dans ce pays. La démarche a rapidement abouti vers un projet de texte mutuellement monté dans le cadre bilatérale entre les deux pays afin d’encadrer les intérêts des femmes malgaches présentes au Liban. Parallèlement, une centaine d’employées résidant au Liban ont manifesté immédiatement leur vif désir de rentrer au bercail en même temps qu’est mise en évidence l’existence de près de 3.000 ressortissantes malgaches fraîchement débarquées dans ce pays en dépit de l’arrêt de l’octroi des visas. Cette anomalie interpelle et confirme l’existence d’un réseau mafieux d’embarquement frauduleux de jeunes malgaches au Liban. Cette situation justifie, outre le maintien de la décision de suspension d’envoi d’employées malgaches dans ce pays. Tout comme la prise de décision émanant du dernier Conseil des Ministres de la mise sur pied d’une Cellule opérationnelle afin de compiler toutes les preuves utiles et nécessaires en vue de porter devant une juridiction pénale les patrons libanais ayant entraîné la mort de femmes malgaches sous leur autorité. Plus, l’Etat malgache est prêt à engager des avocats pour défendre les intérêts des familles des décédées. D’autre part, le Président de la haute Autorité de la Transition a donné consigne pour que des mesures drastiques soient prises pour démanteler le réseau mafieux de véritable traite de femmes existant entre les deux pays. Un Boeing sera affété par l’Etat pour rapatrier celles qui veulent rentrer au pays, d’ici trois semaines. |
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