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Alternance rythmée des trous |
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Écrit par Léon Razafitrimo Léon Razafitrimo
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Mercredi, 10 Mars 2010 00:36 |
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Après les travaux d'entretien éffectués sur la chaussée d'une rue, on peut se rassurer d'un état satisfaisant pour l'année en cours et avec un peu de chance pour l'année suivante.
Peu à peu cependant la chaussée se dégrade, seulement des interventions pour circonscrire les dégâts sont rarement prévues au calendrier, et il faudra attendre que l'état de la rue fasse scandale et que les riverains crient aux charrons, avant que les responsables ne s'alarment et raclent les fonds de tiroir pour inventer de manière improvisée des crédits exceptionnels comme par enchantement.
Aux 67 hectares les résidents connaissent la chanson, cette année c’est ce tronçon qui est impraticable jusqu’à l’intersection du grand boulevard, l’année prochaine il sera réparé tandis que son prolongement de l’autre côté du boulevard constituera un parcours de combattant pour les riverains jusqu’à fermeture totale, alors ça sera un réel cauchemar, même à pieds c’est une plaie.
Il ne s’agit pas de jeter la pierre à qui que ce soit, la ville est sillonnée par plus de rue qu’elle n’a de moyens pour les maintenir en état, à l’égal de l’Etat incapable d’assurer un entretien régulier selon les normes sur tout son réseau routier. Cela n’interdit sans doute pas que l’on y réfléchisse afin d’établir un programme d’intervention efficace adapté aux moyens et auquel on ne déroge pas. En tout domaine la régularité et la constance contribuent à garantir à un bien ou à une activité une longévité en conséquence.
Il y a peut-être autre chose que le laisser-aller pour ce qui touche l’entretien qui provoque la dégradation rapide des chaussées tant en ville que sur les nationales. On ne peut contredire ceux qui accusent l’inadaptation de ces chaussées aux véhiculent qui circulent. En premier lieu on cite les chars à bœufs avec les bandages de roue en métal dur. Il fut un temps où cet argument tenait la route, mais de moins en moins ce type de roue tend à disparaitre sauf dans les campagnes profondes. A l’inverse les poids lourds sont de plus en plus lourds et de plus en plus nombreux. Leurs poids éprouvent horriblement la chaussée jusqu’aux structures de celle-ci, les contrôles n’ont pas réussi à faire la police contre les surcharges à l’essieu, la constance n’a jamais été le fort de ces initiatives à effets de manches.
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