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Vous êtes ici - Accueil Editorial Bonne fête à la gent qui mène le monde
Bonne fête à la gent qui mène le monde Imprimer Envoyer
Écrit par Léon Razafitrimo Léon Razafitrimo   
Vendredi, 05 Mars 2010 00:02
De tout temps les femmes ont su tirer les ficelles du foyer. Souvent elles le font sans l’air d’y toucher. Certes, les exceptions ont toujours existé, ces harpies que l’on tente d’oublier lundi 8 mars, simplement pour mieux donner un coup de chapeau à toute cette race de personnes à qui l’on doit de vivre et qui réalise en douceur un contrepoids à la prétention machiste, parvenant ainsi à donner un certain charme à la vie en société. 
Pourquoi cette journée du 8 mars, nombreux femmes et hommes y puisent une occasion pour les mâles de se rattraper et de se faire bonne conscience, ce qui n’aurait pas de sens, un simple mauvais calcul de 1 contre 364, même pas valeur d’alibi comme rapport. Cette journée flatte surtout le monde machiste dans lequel on vit ; les bonshommes, les dames le savent bien, sont de gros bébés dont il faut connaître les petites faiblesses pour mieux les faire démarrer ; tous les goûts sont dans la nature, à chacun sa petite friandise.
 Dans certains pays d’Afrique du Nord, il est un proverbe mis populairement en pratique : « bats ta femme, si tu ne sais pas pourquoi, elle le sait ». Pauvres mecs, que les hommes ! Les femmes rigolent souvent sous cape. Il leur suffit de manifester un commencement perfide de soupçon, pour prendre le dessus et porter la culotte dans le ménage, vaut mieux ramper plutôt qu’elle n’aille plus loin et engage la guerre en étalant ses cartes. Mais elle ne possède aucune carte maîtresse, en réalité elle bluffe. Peut-être, mais dès fois que…
Les femmes ne militent pas pour une libération chez elles, encore qu’il demeure des schémas qui rappellent des conditions d’esclavage. Elles entendent surtout conquérir le droit de sortir de chez elles pour acquérir une autonomie par le travail ; et une fois dans le monde du travail, d’obtenir les mêmes droits que les hommes. Ce n’est que naturel. Seulement, l’expérience montre des cas de transfiguration inattendue, des brebis transformées en « akoho vavy maneno » (poule qui chante)… Ce n’est que naturel. L’émancipation date de si peu. Bientôt quelques-unes perdront cette revanche de matrone en mal d’être reconnue, et reviendront aussi charmantes que peut-être une, présidente. C’est tout le mal que l’on peut souhaiter au pays. Dans nombreux foyers, nombreuses femmes sans porter la culotte portent toutes les responsabilités.
 

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