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Divorce entre la mentalité et la sagesse |
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Écrit par Léon Razafitrimo Léon Razafitrimo
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Mardi, 09 Mars 2010 22:33 |
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Marrant avant ou à la fin toute rencontre dont l’enjeu comprend une émulation ; on ne rate pas de rappeler la sentence dont on ne remonte plus les origines, « on n’acclame pas à l’excès les vainqueurs et on ne hue pas les vaincus ».
Il en va cependant tout autrement dans la vie de tous les jours, même chez ces gens qui donnent des leçons. Le pays souffre affreusement de cette propension à user de la rhétorique comme si cela suffisait à dispenser d’agir en conformité aux principes que l’on a rappelés.
Cela ne s’applique pas évidemment à la politique dans la période actuelle où les acteurs se positionnent dans un état d’esprit d’une situation de guerre. Ce n’est pas mieux évidemment, les uns et les autres ne loupent pas la moindre des occasions où ils s’imaginent avoir remporté une bataille pour tirer sur les brancardiers.
Ca n’amuse plus personne, les gens ne cherchent plus à compter les points, le combat ne les intéresse pas. Et pourtant, sortir de la crise les préoccupe au plus haut point et en raison des difficultés que la crise génère et d’un point de vue psychologique.
Ne voit-on pas poindre des règlements de comptes du côté de ceux qui entourent de près et soutiennent avec efficacité le pouvoir ? Chez les gendarmes, le vase déborde, un chef en arrive à démissionner de son poste de haute responsabilité ; il ne voudrait pas aller jusqu’à en venir aux armes et verser le sang entre frères d’armes. Le différend est en passe de trouver une solution, non sans l’intervention au plus haut niveau. Le public, à qui des ordres de black-out avaient comme dessein de tout cacher pour laver le linge sale en famille, écarquille les yeux et saisit en partie toutes les turpitudes autour des évènements. Mais il ne pourra jamais en imaginer l’ampleur, la réalité en ce domaine dépasse la fiction. Les officiers ayant aussi tenu un rôle de première importance dans les périodes charnières sont fatigués de jouer les seconds rôles par la suite. Leur déception étouffe tant le jugement que parfois leur parole dépasse leur pensée et leur engagement. A suivre à la lettre les propos d’un officier supérieur ayant pris une part active au basculement de pouvoir, on serait tenté de s’interroger sur la véracité de la thèse adverse concernant une prise de pouvoir par la force. Silence, on retourne… |
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