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Entre baobabs et dynamique sociale |
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Écrit par Solo Rabefiringa
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Mardi, 20 Juillet 2010 00:30 |
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Les baobabs témoignent de l’existence d’une forêt abritant de nombreuses espèces animales et végétales ;
là où l’espèce persiste jusqu’actuellement. Cette végétation authentiquement nationale, non seulement fait l’originalité du pays mais également nourrit sa fierté. Entre ces deux extrêmes, néanmoins, l’homme, principal acteur de la formation sociale, trouve difficilement sa place ; entre besoin de reproduction naturelle de sa source vivrière et nécessité de préserver le peu qui reste de cette richesse héritée des ancêtres. L’environnementaliste crie au sacrilège en voyant les parcelles de champs et de rizières zébrant les lieux naturels de croissance où ont été préservés cette majestueuse espèce. L’humaniste postule pour le juste milieu entre préservation et conservation du minimum vital pour l’habitant. En somme, l’équation est simple : pour nourrir une population de plus en plus nombreuse, acheter quelques animaux et s’approprier l’espace, les pratiques ancestrales d’exploitation de la forêt sont mise en œuvre. A la hache et au feu, la forêt est abattue, brûlée et le maïs ou le riz ou toute autre plante nourricière est plantée. A la saison des moissons, tout le monde se félicite que les récoltées sont abondantes. Simple illusion des premières années car, très vite, les sols d’épuisent et s’appauvrissent et les rendements baissent autant. Le champ est abandonné et l’exploitant s’installe plus loin. Et le cycle infernal recommence. Ceci témoigne indiscutablement du fait que le système culturel actuel n’est donc pas reproductible car à coût écologique énorme. Ce phénomène est récurrent, partout où les forêts subsistent - et non seulement là où le baobab est roi. Toutes les théories et toutes les solutions s’y sont cassé les dents, arraché les plumes, sans apporter rien de neuf sous le soleil des pauvres ruraux à la recherche perpétuelle de leur survie matérielle. Il est ainsi grand temps de trouver une issue viable et durable à la situation, comme dirait une autre ritournelle. Que politiques et techniciens trouvent d’urgence un palliatif et offrent aux populations rurales les moyens et techniques idoines leur permettant d’assurer la pérennité de leur exploitation et sauvegarder ainsi de larges surfaces forestières, jouant de ce fait un rôle écologique et économique important. |
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