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Entre chaleur et… canicule Imprimer Envoyer
Écrit par Solo Rabefiringa   
Mercredi, 21 Juillet 2010 00:00
Les météorologistes n’ont pas hésité à classer 2010, année la plus chaude aux Etats-Unis.
Année chaude, ici, est à l’opposé de celles des années 1960, où les tensions sociales ont été à l’origine de violents heurts entre activistes sociaux et forces de l’ordre dans plusieurs Etats américains à l’époque. Elle se présente comme une brusque hausse des températures.
Cette vague de chaleur, plus ou moins annoncée, car étudiée et mainte fois prévenue par les scientifiques du monde entier, est née aux alentours des années 1980 dans l’hémisphère nord, s’accentuant au fil des années avant d’aboutir aux terribles périodes de canicule du début des années 2000.
Actuellement, la zone où sévissent sécheresse et températures élevées s’étend un peu plus pour atteindre la partie européenne de la Russie jusqu’à la Sibérie. Le phénomène fait froid au dos, sachant les conditions naturellement prévalant dans ces contrées. Le commun des mortels ne peut ne pas se poser la question sur la portée réelle de ce phénomène que les analystes qualifient de changement climatique et ne peut non plus ne pas se demander quels autres changements influencent le globe.
Dans le pays, pour en revenir à notre triste réalité, les changements ont déjà entamé leur mutation depuis belle lurette. A voir les espaces jadis boisés seulement occupés de restes rabougris, à constater le recul des zones cultivables, à enregistrer la baisse continuelle de la productivité agricole, la transformation est déjà palpable à l’œil nu. Nul besoin de difficiles quantifications scientifiques pour réaliser le revirement.
Et ce n’est pas la découverte du plus vieux champagne du monde sur une épave en mer baltique qui va aider les vastes espaces assoiffés, car année après année dépourvus des ressources d’eau synonyme de source de vie, à se régénérer. Seul l’effort communément et mutuellement consenti pour remettre de l’ordre dans le désordre mondial de la nature pourra y pallier, à coup sûr même, pour une échéance s’annonçant d’ores et déjà de longue haleine.
Et le changement ne relève pas uniquement des choses de la nature. Il touche plus directement les comportements de l’homme, dans sa façon de produire et de vivre aux dépens de son environnement non extensible à souhait ni indéfiniment régénérable.
Solo Rabefiringa
 

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