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« Personne ne peut en contrôler ni le coût ni l'efficacité » |
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Écrit par Solo Rabefiringa
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Mardi, 27 Juillet 2010 00:30 |
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On a beau être habitué, depuis la nuit de notre petite enfance,
à entendre et réentendre la rengaine du retour des grandes vacances, l’on ne peut s’empêcher d’avoir un petit pincement au cœur dès que revient ce moment de la grande libération car personne ne peut en contrôler ni le coût ni l'efficacité ; et ce, même si les enfants sont libérés de l’obligation de se lever dès poltron minet et les parents dégagés du besoin de haranguer la marmaille pour hâter repas et préparatifs. Quoi qu’il en soit, toute la famille se sent d’une légèreté, prête à affronter toutes les vicissitudes de la journée. Tout le monde s’apprête à prendre la vie du bon côté. Certes, cela fait belle lurette dans le pays que l’on a délaissé - faute de moyens - la grande transhumance des vacances. Il est même arrivé que les autorités, conscientes que personne ne peut plus en contrôler ni le coût ni l'efficacité, ont fini par étaler sinon programmer par bimestre les vacances scolaires. Traditionnellement, en effet, chez nous, vacances ont toujours rimé avec arrêt des cours ; les élèves restant à la maison, à faire toutes les galipettes possibles. Etant restée une tradition foncièrement importée, la notion de vacances est intimement liée aux classes fermant les portes et des enseignants partis prendre leurs quartiers ailleurs. Bien évidemment, jusqu’au jour d’aujourd’hui, l’usage et l’utilité des vacances demeurent un apanage des salariés et fonctionnaires. En rase campagne, contrairement aux villes, la période couvrant les temps des vacances coïncide naturellement avec les travaux des champs. Aussi bien sur les Hautes-Terres que sur les côtes, si ce n’est le moment des moissons, c’est la phase de préparation des champs pour les futures récoltes. D’où que revient sur la table la question de saisir l’opportunité de cette occasion de se ressourcer et de se requinquer pour les autres, contre celle de prendre du recul pour mieux sauter pour les autres. Des préoccupations qui dépassent largement l’entendement des marmailles, trop contentes de rompre avec l’emprise des quatre murs de l’école pour batifoler en pleine nature durant les beaux jours de l’été au Nord de l’Equateur et en plein frimas de l’hiver au Sud. |
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