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L’heure a sonné Imprimer Envoyer
Écrit par L. Denis Alexandre   
Mercredi, 28 Juillet 2010 00:30
La société civile est maintenant au pied du mur.
Les dialogues préliminaires débutent aujourd’hui dans les 119 districts du pays. La première phase de la recherche d’une solution malgacho-malgache à la crise est donc enclenchée. Après l’échec de la médiation internationale, celle initiée par les nationaux devront aboutir à la relance des négociations et à un plan permettant au pays de tourner la page de l’impasse politique. Certes, le chemin qui a mené à l’organisation de ces « Dinika Santatra » n’était pas facile. Les « Raiamandreny mijoro » et les membres de la CNOSC ont dû batailler ferme pour faire accepter l’idée notamment aux formations politiques qui ne cachent pas leur hostilité envers l’actuel régime transitoire. Néanmoins, ils ne doivent pas oublier que le plus dur reste à faire. Il ne s’agit pas, en effet, de se réunir pour accoucher d’un consensus. Dans ce genre de crise, aucune baguette magique n’existe. Il faut de la volonté, de l’abnégation et de la patience, avec une pincée d’intelligence pour réussir là où de hautes personnalités internationales comme Jean Ping ou encore Joaquim Chissano se sont révélées impuissantes. Aujourd’hui, le baromètre à surveiller sera le nombre et la qualité des participants. Une forte absence de l’opposition pourrait, en fait, hypothéquer la suite des événements et notamment du Dialogue national. La société civile en est consciente en envoyant, très tôt, ses émissaires dans les régions afin de sensibiliser toutes les entités sociales et politiques du pays. Aujourd’hui, elle pourra donc évaluer sa chance, la chance de sortir une nouvelle feuille de route devant présider à la gestion de la transition jusqu’à l’avènement de la IVème République. La balle est donc dans le camp des Malgaches. Le départ, hier, du symbole de la médiation internationale, Joaquim Chissano, assimilé à l’ingérence étrangère dans une affaire malgacho-malgache, témoigne de la prise de responsabilité des nationaux vis-à-vis du destin du pays. L’heure a sonné où il faut montrer son patriotisme et faire triompher les intérêts supérieurs de la nation. Désormais, le retour à la sérénité repose uniquement sur les épaules des seuls Malgaches. L’étranger ne manquera pas de juger ce pays à l’aune de leur capacité à résoudre cette crise qui n’a que trop duré.
 

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