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Écrit par L. Denis Alexandre
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Jeudi, 29 Juillet 2010 00:30 |
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Finalement, l’accord de partenariat entre l’Alliance et la Coalition des Organisations de la Société civile
révèle la forte division de cette entité et la rapproche de la société politique. Considérée comme un contrepouvoir face aux abus des autorités politiques, la société civile malgache a toujours eu du mal à jouer son rôle. Minée par des considérations politiques, elle était incapable de jouer ce relais entre les gouvernants et les gouvernés. Après son ascension fulgurante au lendemain de la vague de démocratisation des années 1990 dans le monde et, après, lors de la crise de 1991 à Madagascar, la société civile a toujours été l’antichambre des hommes et des femmes qui veulent se faire une virginité politique. Pour s’en convaincre, il suffit de détailler l’itinéraire de ses principales figures actuelles et qui sont étroitement associées à l’organisation de ces dialogues préliminaires. A un moment de leur participation dans la vie nationale, elles étaient militantes de tel ou tel parti politique ; elles étaient ministres de la République ou occupaient des postes importants dans les institutions de l’Etat. Mais pour une raison ou une autre, elles ont décidé de passer de l’autre côté de la barrière pour rejoindre la société civile, l’image de la politique ayant également subi une très forte dégradation dans l’opinion publique. C’est cette caractéristique qui semble à l’origine de la méfiance de certaines formations politiques vis-à-vis des différents membres de la société civile. D’autant que dans la plupart des cas, la société civile confond contrepouvoir et opposition au régime établi. Sans doute, le fait que l’opposition ait été étouffée par ceux étaient au pouvoir explique cette situation. Néanmoins, en jouant le rôle des politiques, les entités de la société civile ont fini par perdre leur crédibilité. Comme la société politique, elles devront également faire leur autocritique et redéfinir leur rôle. |
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