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| « Loa-bary an-dasy Tsy manavaka » de Fetison : « Une courbette devant l’UA » |
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| Écrit par Boaza |
| Jeudi, 04 Février 2010 00:00 |
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Fetison Rakoto Andrianirina persiste et signe. Malgré le « mandat d’arrêt ou d’amener » lancé à son encontre ainsi que la réaction plutôt négative de Marc Ravalomanana, cette grande réunion a quand même eu lieu. Réagissant à celle-ci, le membre de la Haute Autorité de la Transition, Herimanana Razafimahefa a affirmé hier que les gesticulations de Fetison Rakoto Andrianirina au Carlton n’étaient que courbettes devant l’Union africaine. « Les résolutions qui pourraient ressortir de la réunion du Carlton ne sont que des directives venant de l’UA. La raison en est que Marc Ravalomanana est de connivence avec cette entité et on constate actuellement que certaines élites de la politique malgache sont devenues de véritables collaborateurs ». C’est ce qu’a affirmé hier Herimanana Razafimahefa en argumentant ses propos. Il a ajouté que « nous ne pouvons pas laisser aux Africains le choix de décider de l’avenir de Madagascar. On vit dans un pays indépendant et on ne peut pas céder aux menaces. De toutes manières, les accords de Maputo et l’Acte additionnel d’Addis-Abeba sont enterrés ». Concernant les menaces de sanctions émises par l’UA et la SADC l’endroit du régime transitoire en particulier et du pays en général, Herimanana Razafimahefa de riposter que la SADC n’a pas le monopole des chantages et des hostilités. Il faut qu’elle sache que nous avons aussi une batterie de ripostes pour ne citer que le boycott des produits en provenance de ces pays, a-t-il poursuivi. Quoi qu’il en soit, l’histoire a démontré que ce n’est pas la première fois que Madagascar subit une agression armée venant de l’extérieur. D’ailleurs, l’armée malgache appuyée par le peuple a su, à plusieurs reprises repousser des agressions armées comme c’était le cas de la guerre de Farafaty. De son propre constat, Herimanana Razafimahefa a noté que « l’UA et la SADC préfèrent s’appuyer sur des branches pourries de politiciens malgaches et de chefs d’Etat plutôt que de s’appuyer sur un régime de transition fort guidé par un chef d’Etat issu d’une volonté populaire ». Cependant, « on constate que la France et l’Europe ont fait leur choix et comprennent déjà l’enjeu appuyé par la visite du Président de la HAT tandis que les dirigeants africains mettent toujours du temps pour comprendre la réalité », a-t-il ajouté. Boaza
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