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| PANEC : Redressement socio-économique |
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| Écrit par Boaza |
| Lundi, 19 Octobre 2009 00:00 |
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La participation des membres de la société civile à la vie de la nation se concrétise de plus en plus actuellement.
Le nombre exact des organisations de la société civile est encore inconnu en ce moment, quoi que certains avancent que le chiffre avoisine les 1000 ou 1500. La Plate-forme des acteurs non-étatiques catholiques (PANEC) est l’une de ces organisations issues de la société civile. La particularité de celle-ci par rapport aux autres réside dans le fait qu’elle regroupe en son sein des centaines d’associations catholiques. Cette plate-forme, présidée par Yvette Sylla, a tenu sa première session ordinaire samedi dernier au Falda Antanimena. La séance fut également mise à profit pour faire connaître au public l’association et a vu la participation des diverses entités qui la composent. La PANEC s’est formée à l’issue de deux synodes, celui des prêtres et celui du diocèse d’Antananarivo, en 2007 et 2008. D’après toujours sa présidente, les actions de la PANEC s’inspirent des idées des enseignements de l’église sur la société. Elle ajoute également que le sujet politique, si intéressant et prédominant soit-il actuellement, ne constitue pas la préoccupation première de la PANEC, qui se focalise surtout sur les questions économiques et sociales. C’est le tissu social même qui est déchiré actuellement et nous nous proposons de le ravauder, dans les mesures de nos moyens, a-t-elle expliqué. Vision de la société actuelle Ainsi, la PANEC accorde une importance particulière au domaine social. Les crises politiques qui se sont succédé dans la Grande Ile ont mis encore plus à mal une société qui était déjà fortement fragilisée. La crise que le pays traverse actuellement apporte son lot de dégâts et les conséquences se font surtout ressentir au niveau socio-économique. Parlant au nom de la PANEC, Yvette Sylla estime que la société dans laquelle nous évoluons est fissurée. Elle n’est pas fondée sur l’idée de Justice et le plus navrant, c’est surtout ce qui se passe au niveau économique, premier facteur de blocage au niveau social où un redressement s’avère plus que jamais urgent. C’est dans ce sens que la « commission Justice et Sociale » a été créée au sein de la PANEC. La PANEC et les postes ministériels Depuis le début de la crise, la société civile a été amenée à s’impliquer de plus en plus dans la vie politique du pays. La question de la participation de la société civile à la gouvernance du pays est de plus en plus présente. Questionnée sur le sujet, la présidente de la PANEC a répondu que briguer un poste ministériel revient à faire de la politique politicienne, ce que condamne fermement l’association. D’après la présidente de la PANEC, les membres de la société civile n’ont pas le droit de prendre part au gouvernement au nom de la société civile dont ils sont issus. En revanche, toute initiative individuelle des membres de la société civile qui veulent personnellement entrer au sein du gouvernement est vivement encouragée. En effet, la prise de responsabilité est une leçon que l’église enseigne, a-t-elle poursuivi. Mais Yvette Sylla ajoute que la société civile se doit de mettre des balises, balises qui sont toujours fondées et tirées à partir des enseignements de l’église sur la société. Boaza
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