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| Union Africaine : Expiration de l’ultimatum |
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| Écrit par L. Denis Alexandre |
| Vendredi, 05 Février 2010 00:00 |
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C’est aujourd’hui que prendra fin la date-butoir accordée par le Président de la Commission de l’UA aux quatre mouvances pour qu’elles lui envoient chacune leur position vis-à-vis du plan de sortie de crise concocté par Addis-Abeba. Si on se fie aux déclarations des unes et des autres, on pourra avancer que c’est chose faite, y compris celle de la mouvance Rajoelina dont la contre-proposition n’a pas été considérée comme une prise de position par l’UA. En ce qui concerne justement la position des autorités transitoires actuelles, de même que celle de Marc Ravalomanana, on connait un peu plus du fait qu’elles ont été publiées dans les médias malgaches. Par contre, celles deux de deux anciens Chefs d’Etat, Didier Ratsiraka et Zafy Albert, restent encore inconnues même si, d’une manière générale, on a une idée des grandes lignes de leur position. D’ailleurs, globalement, les trois mouvances autre que celle de la Transition ont, à quelques exceptions près, la même position. Elle est basée sur le retour aux accords politiques signés à Maputo et à Addis-Abeba en intégrant des éléments issus de la réunion de Maputo III. Cela voudrait dire que celles-ci tiennent toujours à circonscrire au minimum le pouvoir dévolu à Andry Rajoelina pourtant déjà défini par les accords signés dans les capitales africaines. La position transmise par la mouvance Ravalomanana permet justement de l’affirmer avec une certaine certitude. Sanctions
Quand au Président de la HAT, il propose tout simplement une relecture des accords de Maputo I et d’Addis-Abeba. Il s’agit de retenir l’essentiel tout en écartant la mise en œuvre. Autrement dit, il veut bien que la Transition soit gérer d’une manière consensuelle en créant une nouvelle institution regroupant les trois mouvances, le Conseil Supérieur du Contrôle de la Transition, tout en écartant définitivement toute cohabitation. Finalement, on assiste à deux positions presque diamétralement opposées. L’UA a-t-elle la capacité de les rapprocher ? On en doute fortement dans la mesure où l’organisation panafricaine, plus que jamais en croisade contre la Transition, semble, cette fois-ci, brandir le « bâton » au lieu et place de la « carotte ». Dans la résolution prise lors du 14e sommet des chefs d’Etat, l’Union a clairement indiqué que son Conseil de Paix et de Sécurité se réunira dès l’expiration de la date-butoir pour prendre les mesures appropriées, autrement dit, les sanctions au cas où il n’y a pas convergence de vue. Pourtant, tout porte à croire que, sauf miracle, aucun consensus ne sera pas trouvé concernant le plan de sortie de crise de Jean Ping. La semaine qui va s’ouvrir lundi prochain s’annonce cruciale pour l’avenir immédiat du pays. L. Denis Alexandre
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