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Situation des enfants : Travailler pour nourrir la famille Imprimer Envoyer
Écrit par M.S.   
Mercredi, 10 Mars 2010 00:00
Bon nombre d’élèves des écoles primaires publiques abandonnent précocement l’école.
Et pour cause, les parents ne parviennent plus à payer les frais de scolarité. Les enfants sont dans ce sens contraints de quitter l’école. Citons, entre autres, le cas de Jean-Claude Rakotonirina, qui suit actuellement des cours au sein de l’« Action scolaire d’appoint pour les Malagasy adolescents » (ASAMA) à Andohatapenaka, pour décrocher le diplôme de CEPE. Ayant abandonné l’école à la classe de 7ème en 2009, il a été contraint de travailler comme porteur d’eau. Après la mort de son père, la mère de Jean-Claude Rakotonirina n’arrive plus à nourrir ses quatre enfants avec ce qu’elle gagne en tant que lavandière.
« Après une année de pause, j’ai eu la chance de pouvoir m’inscrire auprès du Centre de développement d’Andohatapenaka (CDA) pour m’atteler au programme Asama », a-t-il confié ; ajoutant en outre qu’après l’école ou durant les jours fériés, il continue d’exercer son petit boulot pour quelques sous de plus.
Le cas de cet élève n’est pas du tout isolé. « Nous avons ramassé ces enfants en train de fouiller les ordures pour trouver de quoi se mettre sous la dent », explique un responsable au sein du Centre. Les formations dispensées ouvrent la porte des écoles publiques.  Ce sont des enfants de 12 ans et plus et qui ont abandonné l’école faute de moyen. Les cours qui leur sont dispensés sont classés parmi les éducations non formelles puisque la durée des études est fixée à 10 mois seulement.

Trois classes

Crée sous l’initiative de la plate-forme des associations chargées de l’Asama, ce système est aussi adopté par plusieurs centres dans les autres régions de Madagascar. Par ailleurs, le cycle scolaire de l’Asama comprend trois classes : l’« ambohitsoratra » ou classe de remise à niveau, l’Asama et le post-Asama.
L’« ambohitsoratra » accueille des enfants de 8 à 12 ans. Après 3 à 5 mois d’études en classe de remise à niveau, ils passent ensuite en classe Asama. La classe post-Asama leur dispense des formations professionnelles. « Malheureusement, à Madagascar, un nombre infime de centres adoptent encore le post-Asama ; ce qui entraîne un grand problème pour nous puisque les élèves, après avoir obtenu le CEPE, ne savent plus quoi faire », a expliqué la présidente de Paca.

Des kits scolaires

C’est dans l’optique d’alléger, un tant soit peu, la charge des parents que le ministère de l’Education nationale a fait don de kits scolaires aux quelque 632 élèves qui suivent des cours Asama auprès d’une dizaine de centres dans la capitale. « Le ministère de l’Education nationale encourage l’Asama d’aller toujours de l’avant. La réussite d’une éducation est la combinaison de l’éducation formelle et non formelle », a souligné Aristide Ratsimandresy, Directeur général de l’Education fondamentale et de l’Alphabétisation au sein du ministère de l’Education nationale.

M.S.
 

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